23 Jul 07 |
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Techcrunch nous apprend aujourd’hui que le deuxième trimestre 2007 a vu s’effectuer les plus gros investissements en capital risque depuis 2001, avec près de 979M$ investis.
Même si Michael Arrington affirme qu’il ne s’agit pas là du signe avant-coureur d’une nouvelle bulle Internet en raison du volume raisonnable des IPOs (introductions en Bourse), il s’agit bien d’un nouveau boom des .com à nos yeux.
En effet, si les marchés financiers ont retenu la leçon de 2000 et que les VCs (capitaux risqueurs) américains ont énormément d’argent à investir, force est de reconnaître que rares sont les startups du web 2.0 financées presque chaque jour à grands coups de millions qui possèdent un business model B2C en apparence viable (en B2B en revanche, les investissements sont par nature plus sains).
En effet, la règle de bon sens qui veut qu’il n’y ait qu’un leader par marché, sur Internet comme ailleurs, risque fort de mettre à mal les startups qui se lancent actuellement, et plus particulièrement les réseaux sociaux et autres sites de vidéo qui arrivent souvent après la bataille sous forme de “mee too” et se positionnent sur des niches de plus en plus étroites.
Que penser en effet des 5M$ levés par WeShow, un énième YouTube où les vidéos sont sélectionnées à la main (!) ou encore des 25M$ levés récemment par Reunion (il est vrai que le nom de domaine à lui seul doit bien valoir quelques M$
) pour lancer un concurrent de… MySpace et Facebook ? Pire encore, pourquoi lever 4.8M$ pour proposer un site de vidéos d’hôtels en ligne (TvTrip) ?!
Certes, comme le rappelle si bien Jack Welch (le légendaire PDG de General Electric), il est toujours facile de définir son marché de manière si fine qu’on peut prétendre en être le leader, mais cela n’a jamais permis de générer beaucoup de bénéfices…
Ainsi, la plupart de ces startups risquent fort de disparaître à l’horizon 2009, tout leur argent fondu en essayant de générer une audience, comme aux grandes heures de la première bulle. Certains ancêtres parviendront peut-être à capitaliser sur leur marque (comme Netvibes ou Yoono) pour survivre mais fort probablement sans générer le retour sur investissement attendu.
Heureusement, il existe toujours des exceptions à la règle, tel le site américain Redfin qui vient de lever 12M$. Celui-ci connait un succès phénoménal car il introduit une rupture en se proposant ni plus ni moins de supprimer les intermédiaires sur le marché immobilier. Une innovation qui redéfinit un marché mérite ainsi, elle, d’être financée.