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Les 5 vraies réussites du web français

By Sara | 

15 May 07 | 

Category: Web 2.0

Leurs créateurs sont parfois devenus riches avant 40 ans comme le titrait récemment le magazine Management. Elles se comptent sur les doigts d’une seule main, ces sociétés du web francophone à avoir connu un succès que l’on croyait réservé aux seules entreprises anglo-saxonnes. Et pourtant, elles ont su développer une vraie vision stratégique de leur marché et se donner les moyens d’en devenir le leader… Revue de détail.

1. Meetic

Déjà introduit en bourse, le site de rencontres Meetic vient de dépasser son concurrent de toujours Match.com, comme nous l’annoncions récemment.

Dans une longue interview en anglais récemment accordée à Loic le Meur, Marc Simoncini a ainsi avoué avoir reçu 5 offres sérieuses de rachat de Meetic auxquelles il n’a pas donné suite car il préfère développer ce qui sera probablement la dernière société Internet de sa carrière et de manière évidente une réussite difficilement reproductible.

Déjà connu pour ne pas beaucoup aimer le web 2.0, Marc Simoncini ne mâche pas ses mots et nous apprend au passage qu’il ne croit pas du tout au rachat du site de partage de vidéos DailyMotion anticipé par certains car, selon ses termes, seul Google a la possibilité de monétiser rapidement un tel traffic.

Or, Google a d’ores et déjà acquis le numéro 1 du marché, YouTube, ce qui a d’ailleurs propulsé le moteur de recherche américain simultanément en tête des sites les plus visités au monde et des marques les plus connues du grand public, devant Coca Cola et… Microsoft. Une information que l’excentrique PDG de Microsoft Steve Ballmer n’a pas apprécié, au point de relancer la rumeur (pour le moment infondée) d’un rachat de Yahoo! par Microsoft pour environ 50 milliards de dollars !

2. Priceminister

Pierre Kosciusko-Morizet, le fondateur du site de ventes C2C PriceMinister, vient de réaliser un coup de maître en rachetant le Groupe A Vendre A louer et se positionnant ainsi sur le marché en plein boom des petites annonces immobilières.

Le montant de la transaction n’a pas été communiqué mais avoisine sans doute plusieurs dizaines de millions d’euros. Il s’agit là d’un relais de croissance opportun pour le “EBay français”.

3. SeLoger

Introduite en bourse en 2006, SeLoger.com est la société Internet française (hors FAI) qui a la plus importante capitalisation boursière.

Son PDG Denys Chalumeau, récemment interviewé sur le site de Jean-Michel Billault, fait preuve d’une rare clairvoyance sur un marché extrêmement dynamique qui a vu apparaître de nombreux moteurs de recherche de petites annonces immobilières au cours des derniers mois, tels GGImmo, Yakaz, Gloobotimmo ou encore Trovit.

4. Vente privée

Autre réussite, celle de Jacques-Antoine Granjon, qui a introduit avec succès le concept de vente privée en France avec son site éponyme vente-privée.com.

Le succès est tel qu’il a d’ores et déjà été copié des dizaines de fois et que les fonds d’investissement ont récemment investi 6 millions d’euros dans le site 24h00.fr avec pour objectif de racheter un à un les concurrents pour l’imposer comme challenger sur ce marché en expansion. Qui a dit logique capitalistique ?

5. Viadeo

Dernière réussite à la française : Viadeo. Ce site de mise en relation professionnelle (anciennement Viaduc) dont nous parlions récemment a été créé par deux entrepreneurs chevronnés : Dan Serfaty et Thierry Lunati.

Aujourd’hui rentable, il a néanmoins levé 5 millions d’euros en juin 2006 pour accélérer son internationalisation et conforter son avance sur son rival français 6nergies. Sur un marché dont la concentration a d’ores et déjà débuté, certains avancent déjà que Viadeo pourrait ainsi être racheté par l’un de ses deux concurrents historiques : LinkedIn ou Xing (anciennement OpenBC).

NB : Ce billet ne traite pas des réussites passées (Kelkoo notamment) ni des “rois sans couronnes” que sont Wikio, DailyMotion ou encore Netvibes. En effet, même si ces derniers ont eux aussi réalisé des levées de fonds conséquentes (respectivement 4, 7 et 12 millions d’euros) et sont de sérieux outsiders sur leur marché, ils sont toujours en quête d’un business model pérenne pour transformer leurs millions de visiteurs en espèces sonnantes et trébuchantes.

Néanmoins, la stratégie de captation d’audience de ces acteurs pourrait bien finir par payer, car les caisses des grands acteurs du web sont pleines et leur croissance passe désormais essentiellement par le rachats de services drainant un fort traffic, comme en témoignent leurs dernières acquisitions (YouTube, Orkut, Skype, Del.icio.us, etc.). Ainsi, certains prédisent régulièrement le rachat de Netvibes dès cette année.

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